28 août 2007
Chronopolis
Chronopolis
En dehors du cycle temporel, il existe un
monde ou seule une forteresse existe, c’est dans ce bastion qu’est gardé le
secret de la machine à voyager dans le temps, et que les agents du temps,
veuillent a ce qu’aucun abus ne soit fait. Au sein de la ligue, plusieurs
équipes habitent et travaillent ensemble. Les agents sont recrutés au fil du
temps souvent après un accident tragique survenu dans leur vie.
Mais une légende raconte qu’une sauvegarde, un double, de toutes les époques
visités existe et qu’elle serai caché dans un temple gardé par des jumeaux.
Le groupe alpha est l’équipe de l’ombre, celle qui s’occupe du sale boulot, de se salir les mains. Elle est composé des agents X et Z, deux agents pour qui la confiance mutuelle est leur raison de vivre.
L’équipe oméga elle en quelque sorte l’équipe conventionnelle. L’équipe la plus connu et qui s’occupe des tâches les plus courantes.
L’équipe Epsilon est composée de journalistes et de chercheurs, elle est le cerveau et les yeux du centre.
Lorsque les agents ne sont pas en mission, ils ont pour habitude de se rendre au bar paradoxe, tenu par barman des temps anciens, qui allie confidence et force de caractère.
Mais Chronopolis n’est pas composé que du seul complexe temporel, et des différents laboratoires. Il existe en bas de la colline une vraie ville, avec ses habitants qui chaque jour s’organise pour faire tourner ce monde en total autarcie.
Le complexe composé des laboratoires, et du
centre, se trouve en haut de la colline à la base de laquelle se trouve le
grand portail. Le tout est surplombé par le phare dans lequel se trouve la tour
de l’horloge, et surtout el conseil qui régit la ville entière.
En dessous nous retrouvons la ville, et un peu en bordure les usines. Tout ceci
est bordé par les remparts percés de quatre portes gardés par des soldats et d’énormes
canons. Aucun vaisseau ne peut se poser dans la cité. En dehors de la cité c’est
un désert inconnu qui s’étend à perte de vue.
Les différentes machines, temporelles sont protégées, à l’abri au cœur du
bunker.
C’est le général Brown qui a le devoir de surveiller tout el personnel et le
bunker. Le costumier dont tout el monde ignore le nom, et qui a une place très
importante au sein de cette communauté, à ses ateliers dans ce même bunker.
26 août 2007
l'amour avec les années
L’Amour avec les années.
Nostalgie des jours passés
Douce amertume qui vient en mon cœur se brisé
Cela fait déjà trop longtemps qu’on a changé
Mais le bonheur est encore la malgré les années
La vie change un homme par sa dureté
Mais elle ne peut nous séparé
Elle a temps de fois essayée
Mais en vain elle s’est lassée
De notre amour est né
Deux êtres que j’aimerai à jamais
Toi tu es l’homme que j’aime d’un amour passionné
Même si notre vie n’est pas un conte de fée
Je veux te garder a mes côtés
Le temps passe et la flamme de mon cœur ne cesse de brûler
Même si par moment le vent la fait s’essouffler
Je ne cesserai jamais de t’aimer
Je sais qu’après nos tempêtes on pourra encore
s’aimer
J’ai déjà vécu trois bonheur dans ma vie
Celui de t’avoir trouver et de pouvoir t’aimer
Et la naissance de nos bébés adorés.
Je t’aime
Samantha
25/08/07
la prière des amants
La prière des amants
Donnes moi ta main
Et laisse ton cœur partir au vent.
Je serai toujours là demain
A travers les yeux de ces enfants.
Aimes moi, aimons nous, car l’amour effraie la haine.
Tu te lèves, et je suis là
Je m’endors et tu es auprès de moi
Ma main, ne la lâche pas
Reste à jamais auprès de moi.
Aimes moi, aimons nous, pour toujours, pour la vie.
Ton corps est ma maison
Et ton esprit ton jardin.
Je parcours chaque pièce, et je les marque de ma chanson
Et caresse les murs de mes mains.
Aime moi, aimons nous, et que l’amour nous emporte au loin.
Pour nous les horloges s’arrêtent
Un seul de tes baises et le, monde s’écroule
Et doucement les nuages se transforment en comète
Qui dans leur tenue de marié d’un jour, emporte les foules
Aimes moi, aimons nous, et chantons notre amour.
Je serai toujours là
Pour te tenir la main, les jours de pluie
Lorsque le ciel se fait rage, et que le seul à t’aimer c’est moi
Alors oui, je serai là, et cela pour toute la vie.
Voyage
Voyage Je naviguerais sur les flots de tes cheveux Dans la mer de tes yeux Parcourrais la terre sauvage de ton corps Explorerai tes rivières souterraines ou coulent de l’or Nourrissant ton cœur frêle et fragile Faisant frémir ton corps d’argile Que je pétrirai, caresserai Afin de créer un lieu d’où je t’aimerai Ta bouche sera comme le Nil D’où coulera des mots d’amour qui défile Tes oreilles seront deux vases Qui recueilleront mes joies en phrase Tes doigts fins Qui auront été fait avec des fils de lin Caressant mes lèvres de Roméo Ou tes doigts voleront en mots Qui crieront ma joie et mon bonheur D’être avec toi en cette heure Toi qui est elle que je le désirais Avec cette beauté que je t’envierai Mais je ne suis ni un sculpteur Ni un voyageur Mais seulement un poète Qui avec sa exprime sa défaite Devant ta beauté Que je ne pourrais égalé Je te demande seulement de m’aimer Afin que je puisses faire ton bonheur pour l’éternité Pour que se taise mon cœur déchiré Je te demande seulement de m’aimer 14/4/2000
25 août 2007
passé morcelé - chapitre 7 -
Chapitre 7 Le voyage se passe sans encombres par contre il n’en est pas de même avec mon point d’arrivée j’arrive en pleine révolution. Ca tire dans tous les sens, les gens fuient, crient, courent, l’odeur de la poudre et du sang est immonde. Je tente de me mettre à l’abri dans une maison abandonné. Pour l’instant je n’ai aucune idée d’où se trouve le Ché. Ma mission le trouver et assisté au renversement de Fulgencio Batista. Si je reste à couvert je ne le retrouverais jamais, d’habitude les scientifiques essaient toujours de nous envoyer près de notre objectif, il me suffit donc de sortir pour normalement le retrouver, mais alors que je passe la tête pour regarder au dehors qu’une balle me passe à un cheveu de l’œil. Je me remets à l’abri, le souffle coupé, je tremble. Il est hors de question que je meurs ici en tentant de remplir ma mission, alors qu’un avenir radieux m’attend. Malgré les retombés que cela risque d’engendrer je décide de partir d’ici pour rejoindre l’année 1978. J’avais un peu honte de mettre ainsi échapper et d’avoir failli à ma mission avant même de l’avoir commencé. Mais très vite ces doutes disparurent lorsque j’entendis les Sax Pustuls, un petit groupe qui venait juste de se former, et qui était entrain de répéter dans la rue voisine à la mienne. J’étais rassuré, j’étais bien chez moi, mais le plus dur restait à faire. J’avais eu un peu de temps pour réfléchir à la meilleure stratégie, j’avais bien pensé à prendre la place de mon double, mais j’avais peur de tout contact, ainsi que de la réaction de ce dernier lorsqu’il découvrait la vérité et le changement de sa vie, le mieux était de le mettre sur la piste tout doucement et de retarder le départ de Jessica ainsi que le mien. Je récupérai quelques prospectus sur des bagues de mariage dans une bijouterie, pris un bouquet de roses rouges chez le fleuriste, et me rendis à mon appartement. Mon idée était de déposé tout ceci sur le pas de la porte et de sonner, espérant ainsi stimuler l’imagination de mon double. A l’époque j’habitais au quatrième étage de ce petit immeuble un peu délabré qui en comptait six. Le quartier était plutôt calme. A force de réfléchir en marchant j’étais arrivé en bas de l’immeuble sans m’en rendre compte, je pris uns grande inspiration, et entra. L’entrée était assez sombre, des boites aux lettres rouillés aux coins recouvraient la quasi-totalité du mur de gauche, et fond de ce petit couloir se trouvait l’escalier en bois qui montait aux différents appartements. Cela me faisait vraiment bizarre de revenir ici, de me dire que peut être bientôt mes souvenirs reprendront leur chemin ici, et qu’a mon retour à la ligue ou qui sait peut être chez moi j’aurai de nouveaux moments heureux à me souvenir. J’avais hâte de terminer mon plan et pourtant je prenais le temps de profiter de chaque instant. Je montai les marches petit à petit m’arrêtant à chaque pallier pour els noms des voisins inscrits sur les portes, essayant de me remémorer leur visage, mais certain restait dans l’ombre. Et à force de monter sans vraiment m’en rendre compte j’étais arrivé sur le pallier de mon ancien appartement, bien sur tout était comme avant, cela me réchauffa le cœur. Je posai les fleurs et les publicités sur le paillasson qui était gris de poussière, le ménage n’était pas mon fort, en ce temps là. Je n’osais pas sonné, pourtant mon cœur était fébrile. Puis je pris mon courage a deux mains, posa mon doigt sur la sonnette et dans un ultime effort poussa le bouton dans sa niche. Un petit ding significatif retentit, je pris mes jambes à mon cou, tel un enfant faisant un canular. Je dégringolai les quatre étages d’une traite ne m’arrêtant qu’à une centaine de mètres de l’immeuble. Je reprenais mon souffle doucement mais c’est alors qu’une main féminine se posa sur mon épaule.
passé morcelé - chapitre 6 -
Chapitre 6 Les missions se suivaient et mes petites modifications suivaient bon train, je voyais parfois un petit changement lors de mes multiples visites. Une boutique qui avait remplacé une autre, une personne qui n’habitait plus à cette adresse, et quelques menus changements presque imperceptibles, aucune révolution ou de changement de république à l’horizon, tout se passait bien mieux que je le pensais. Enfin c’est ce que je pensais encore jusqu’à ce matin. Pour la première fois depuis des mois, j’étais anxieux à l’idée de participer à cette mission, ce n’était pas la mission en elle-même qui était en cause, rencontré un homme comme Ché Guevara est une chose unique. Non ce qui me perturbait c’était que mon plan arrivait à son terme, et que je me trouvais en face de mon destin, avec la possibilité de le changer ou non. Toutes mes précédentes interventions n’étaient que de minuscules essais par rapports à la chose que je m’apprêtais à changer aujourd’hui. Le 15 novembre 1978, le jour ou j’ai eu ce terrible accident de voiture qui m’a couté la vie alors que je tentais de rattraper Jessica ma petite amie. Je ne savais pas encore très bien comment j’allai m’y prendre pour éviter cette dispute et oser la demander en mariage. Je ne pouvais pas me permettre d’improviser, et pourtant pendant les longs mois de préparation qui ont précédé ce jour je n’avais réussi à trouver une solution à ce problème, sans doute étais encore trop fragile et n’osais croire que ce jour ou je pourrais tout changer arriverait. Comme une veille de départ en vacances, je fermais tout, avait tout mis en sécurité, cela était stupide mais je n’avais trouvé que ce moyen pour expier ma tension. Bien que cela fut inutile je m’étais habillé avec mes habits préférés, alors que ma MC allai me refourguer les fripes de l’époque, pourtant quelque part j’avais hâte de les revêtir, de revenir chez moi. Je pris mon dernier café synthétique, jeta la tasse dans l’évier en inox, saisis mes clés, et referma doucement la porte avec une certaine pointe au cœur. Et pris la route du complexe. Je rêvais à ma nouvelle vie, à la maison que j’aurai ici à Chronopolis ou à Rennes car je ne savais pas du tout comment cela allai se passer, mais je savais qu’un énorme changement aurai lieu. Je passais les portes du complexe peut être pour la dernière fois, arriva à la salle temporel, et comme à son habitude le docteur vint à ma rencontre. « Bonjour Vincent, vous n’avez pas l’air en forme ce matin ? » « Si, si juste un peu fatigué. » « Si vous n’êtes pas dans votre assiette, nous pouvons reporter cette mission, vous savez que le bien des agents passe avant le reste. » « Non, non, je vous remercie, tout ira très bien, j’en suis sur. » « Très bien, c’est comme vous voulez, si jamais vous avez un souci n’hésitez pas à nous appeler. » « Je le ferai si jamais j’en éprouve le besoin. » « D’accord, n’oubliez pas, évitez à tout pris de prendre parti aux évènements, de ramener un objet sans en avoir eu par avance l’ordre par un de vos supérieurs. Ne divulguer aucunes informations sur le futur ou votre véritable identité, et ne laisser aucunes traces de votre trace si vous n’en avez pas reçu l’ordre… » « Je connais déjà tout ceci vous savez » « Je sais mais vous connaissez la procédure, alors laissez moi terminer s’il vous plait. » « Allez-y » « Et surtout si dans le cadre de votre mission vous devez rencontrer votre double temporel, évitez tout contact avec celui-ci. » Cette dernière phrase qui d’habitude m’ennuyait à en mourir, sonna comme un mantra dans mon esprit, le doute s’était installé juste avec quelques mots, mon plan s’ébranlait quelques peu. Ce plan que j’avais mis des mois à mettre au point. Je ne devais pas m’arrêter à cette phrase, et reprendre du poil de la bête, j’étai enfin arrivé au but ultime, une simple phrase ne devait pas entacher ma détermination. J’empoignai la caméra, passa ma CM spectre au poignet, pris une grande inspiration et m’élança en direction du portail. Direction Cuba en 1959.
23 août 2007
La mélancolie de Léon Todd
La mélancolie de Léon Todd
Léon Todd travaillait pour la ligue temporelle depuis sept ans. Mais sept ans qu’est ce que c’est lorsque notre quotidien c’est d’être enfermé entre passé et futur. Pas grand-chose. L’horloge de la cité était le seul lien avec le temps, celui que l’on mesure, calé sur el calendrier universel. Les douze heures attendaient leur tour inlassablement. Léon aimait regarder l’horloge avant d’entrer dans ce bunker géant ou résidait en son cœur, la machine à voyager dans le temps. Léon faisait partie de l’équipe Oméga, qui était composé de six membres, deux femmes et quatre hommes. Les agents avaient peu de temps libre, et encore moins pour les frivolités. Sa vie était assez simple mais malgré tout il aimait cette vie. Cependant depuis quelques semaines, une peine insondable rongeait son cœur. Une peine enfouie dans ses racines, une peine que les médecins du centre appelaient « mal du pays », un nom qui ne lui disait rien. Comment une ville comme Chicago, ou le crime et l’insécurité régnaient, pouvait tant manquer à Léon. C’était la question qui se posait sans cesse. La mission d’aujourd’hui était simple, arrêter un chef de gang, une petite frappe qui allai assassiner un simple commerçant, qui n’avait pas voulu payer sa protection. Entraînant la dépression de son fils qui était artiste peintre. Une mission au but peu important, comme la ligue en donnait souvent à ses agents, lorsque la période était calme. La ligue aimait l’art et tentait de la conserver. Léon n’avait pas vraiment envie de participer à cette mission pourtant son cœur lui dictait de en pas se faire porter pâle aujourd’hui. Alors à contre cœur, il enfila sa tenue, un costume de 1930, qui lui rappelait fortement sa vie passée. Puis il mit à sa ceinture son pistolet, dissimulé sous son manteau. Le briefing de la mission lui fit découvrir qu’il sera le centre de cette intervention, en temps qu’ancien gangster échappé de la mort, comme la quasi-totalité des agents d’ailleurs. Pourtant rien ne le faisait frémir. Une fois la réunion terminée, lui et son équipe regagnèrent la salle des machines. Le pont vrombissant annonçait le futur départ. Et comme déjà ce fut le cas des milliers de fois, le docteur Polack remit au chef de la section Oméga, le sergent Mallaury, la commande temporelle. Il s’agissait d’un gant assez imposant qu’il était parfois difficile de dissimuler. Puis la machine se mit en route. La création du trou noir, suivi des dix pulsars qui tournaient sans cesse sur eux même, entraient en action et le silence lui-même était absorber par cette formidable machine. C’était comme si tout s’arrêtait. Les agents avançaient solennellement le long du tunnel noir, sombre comme le néant, aucune lumière ne pouvait exercer son pouvoir ici. Et ils sortirent de l’autre côté dans le Chicago des années 30. Ils savaient de source sur que le chef allai tenter de tuer cet homme ce soir, au alentour de 20h, ce qui leur laissaient du temps pour le retrouver et connaitre le lieu exact de son crime. Mais dès lors Léon n’était pas du tout dans sa mission, les odeurs qui remontaient du sol, ces lumières et le bruit incessant des voitures. Tout lui rappelait son ancienne vie. Tout à coup c’était comme si sa mission passait au second plan, sans qu’il ne sache vraiment encore pourquoi. Le groupe se sépara, et Léon s’empressa de trouver un journal afin de donner une date exact à cette journée. Nous étions le 19 mars 1932, le jour de l’accident qui couta la vue à sa sœur. L’idée ne fit qu’un tour sans sa tête. Il pouvait facilement réussir sa mission et sauver sa sœur. Il avait le temps de faire les deux, il le savait. Le premier objectif était de sauver sa sœur. L’accident devait se produire en début d’après midi, lorsque Mary passerai par el chantier afin de gagner du temps. Il prit le bus, le lieu de l’accident était assez éloigné de son lieu d’arrivée. Une heure plus tard, il se trouvait sur le fameux chantier attendant que sa sœur vienne à lui. Puis il la vit arriver au loin. Il le reconnue au premier coup d’œil. Sa robe jaune qui serrait ses jambes, et son allure gracieuse que toutes les femmes de la famille lui enviaient. Il prit son courage à deux mains, et comme si il s’agissait d’une première rencontre il aborda sa sœur. Comme le ferai toute jeune femme de bonne famille, elle tenta d’esquiver Léon, puis il revint à la charge. C’est alors que derrière eux un énorme bidon remplit de substance chimique tomba, se renversant sur le sol. C’était donc ça la cause de son accident. Elle tourna ses yeux en direction de Léon, et leur regard se croisèrent. Quelque chose se passa entre eux, tout à coup elle ne songeait plus à tenir à distance cet illustre inconnu, mais plutôt à faire sa connaissance sans savoir pourquoi son cœur lui dictait une telle envie. Léon proposa à Mary d’aller boire un café, et ils se rendirent au plus proche bar, qui se nommait le Black Rose. S’asseyant à la première table qu’ils trouvèrent. Ils discutèrent des heures, parlant de tout et de rien, comme si de rien n’était. Léon répondait à chaque question. Mais ils ne virent point le soleil qui entamait sa descente dans le ciel. Léon prit conscience de l’heure tardive, il s’empressa de payer sa note, et de faire des adieux définitifs à sa sœur, car il savait qu’il ne la reverrait pas, mais quelque part cette entrevue lui suffisait. Malgré cela un mal inconnu le submergea, et le poussait à rester auprès de Mary, une volonté indélébile et surtout insurmontable. Comment ne pas avoir envie de recommencer sa vie, de ne pas devenir ce voyou, qu’il est déjà. Tout paraissait si simple et pourtant. Il lui suffisait de ne pas se rendre sur les lieux du crime, de ne pas empêcher ce meurtre. Mais le simple fait d’avoir sauver sa sœur relève de la cour martiale. Mais le bonheur d’un instant suffit parfois à combler un cœur à jamais. Cependant la vie d’un homme était en jeu, et son bonheur personnel ne pouvait passer devant son devoir. C’est donc avec résignation qu’il se dirigea vers le bus, il ne savait pas trop où aller lorsque ses collègues lui envoyèrent le lieu ou devait se dérouler le crime. Il ne lui restait que quelques minutes avant d’arriver devant la boutique de la future victime, le bus n’était pas des plus rapide, il décida donc de sauter en marche et de courir le plus vite qu’il pouvait. Malgré lui il voulait oublier. Mais non lui de là tournait la barre colorée du marchand de bonbons, celui chez qui il venait étant enfant, et qu’il raquettait lorsqu’il était devenu l’un des leurs. Cette odeur suave et sucré l’appelait. Alors qu’il doute encore des crissements de pneus se font entendre au fond de la rue. C’est la voiture du chef qui arrivait à toute allure. Il ne lui restait plus aucun délai, il devait prendre une décision, maintenant ! Laisser mourir un homme ou bien faire son devoir. La voiture se rapprochait dangereusement, et sa décision n’était pas encore prise. Le roulement des canons mitrailleurs se faisaient entendre. Léon court, court qui il n’a jamais couru. Plonge devant le marchand dans un saut désespéré, alors qu’une pluie de balles ruissèle sur la vitrine. Le bruit qui se dégage de la rue couvre les cris des passants. La voiture s’en va à toute allure, laissant derrière elle un homme à terre. Ses collègues arrivent à toute allure. Léon git au sol, il ne bouge plus. Tous sont effarés, certaine lance des jurons contre eux même, désespéré de ne pas être arrivé avant. C’est alors que Léon se retourne et tousse, crache et tente de se relever. Le commerçant est sauf, mais complètement paralysé par la peur. Et on entend au loin les sirènes de la police qui poursuivent la voiture noire des gangsters. Mais Léon n’arrive pas à se relever, le sergent Mallaury passe sa main derrière son cou, et l’aide à relever sa tête, puis il sort de sa poche, une coupure de presse, ou l’on peut lire « Un jeune homme trouve la mort en sauvant un commerçant » qui disparait pour laisser apparaitre « Corleone arrêté » Léon devait mourir aujourd’hui, en mission, la ligue le savait mais elle a décidé de le sauver. Mais son sergent, en homme prudent l’avait fait munir d’un gilet pare balles. Léon se relève enfin, prend appui sur l’épaule du sergent qui le soulève et l’emmène loin de tout ceci. Les secours arrivent mais c’est déjà trop tard, les voyageurs du temps sont déjà bien loin. De retour à Chronopolis, Léon est rapatrié à l’infirmerie pour soigner ses blessures. Mais dans son cœur les blessures sont encore plus grandes. Il reste la au fond de son lit, les yeux dans le vide, tentant de remettre ses idées en place, de revoir cette journée. Il se dit qu’il aurai préféré mourir peut être, que c’était son destin après tout. Il tourne la tête et laisse couler quelques larmes, son mal du pays est encore trop présent. Mais c’est alors que sa main percute quelque chose sur sa table de nuit. Il s’agit d’un livre, et par simple curiosité il le saisit. Le sergent entre alors, et annonce à Léon en riant à gorge déployé que cette mission fut un fiasco, car les tableaux de l’artiste ne valent plus rien et sont d’une banalité affligeante, mais au moins ils ont sauvés une vie. Puis le sergent sort laissant Léon seul face à ses incertitudes. Léon tire de nouveau le livre vers lui et il peut lire sur la couverture « Mon frère ce héros » par Mary Todd.
22 août 2007
passé morcelé - chapitre 5 -
Chapitre
5
Les jours passaient et aucun ordre de mission ne vint
troubler mon quotidien, ce n’est qu’au bout d’une semaine que le caporal me
rappela à ses ordres. Il s’agissait d’une simple mission de reconnaissance,
aujourd’hui le couronnement du tsar Nicolas II. La mission se passa sans
anicroches, et alors qu’il était temps que je rentre à Chronopolis, je décidais
de mettre ne œuvre ma premier modification de ma vie. Le chat de madame
Petterson. Direction l’année 1967 à Rennes en Bretagne. Je venais d’avoir mon
permis de conduire, après l’avoir raté trois fois, et pour ma première sortie
avec ma voiture achetée d’occasion, je percute ce maudit chat. La suite, des
remontrances, une voisine qui me maudira jusqu’à mon départ, et pas mal de
prises de têtes. L’objectif était simple, faire fuir ce chat avant mon arrivée.
J’arrive juste cinq minutes avant le
drame, il s’agit d’une mission test, car je ne sais pas du tout comment va
réagir la ligue. Voilà le matou qui se prélasse au soleil, d’un simple geste de
la main, je le chasse de rebords de fenêtre, et je me vois passé avec ma
vieille Simca. Mission accompli, mais je décide de rester encore une minute
afin de voir le résultat de cet acte, sa conséquence. Le silence de mon cerveau
est assourdissant, mon cœur bat la chamade car avec cette expérience c’est tout
mon plan qui sera en jeu. Je regarde la trotteuse de ma MC, la minute passe
lentement, très lentement, et c’est alors qu’un éclair bleu, suivi d’un boum
survint. C’est la ligue ! Je n’ose pas regarder, je ferme les yeux, j’entends
des cris, je garde les yeux fermés. Et lorsque j’ose les ouvrir je vois le
boucher de la rue sortir en courant avec son grille pain à la main, celui-ci fume
comme une cheminée en hiver, alors ce n’était que ça cette explosion et cet
éclair, pas la ligue. Aucun agent en vue, je décide donc de rentrer la boule au
ventre, car je suis certain de me faire prendre à mon retour.
Mais il n’en est rien, juste une certaine interrogation de la part des membres
du labo en voyant mon sourire. Je redonne la caméra avec un certain
soulagement, et quitte le complexe. C’est une réussite !
Je passe la soirée à terminer mon plan à peaufiner les moindres détails, seul
problème, je en connais pas les conséquences qu’aura chaque acte, ce qui a pour
but de déstabiliser le tout, je dois être prudent et commencer par de petites
modifications, avant de passer à l’acte final. Maintenant il ne reste plus qu’a
attendre les prochaines missions.
passé morcelé - chapitre 4 -
Chapitre 4
Le voyage de retour fut bref, je remis la caméra au
docteur, sans dire un mot, je n’étais pas du genre loquace les autres jours non
plus ce qui n’éveilla pas la moindre compassion dans leur regard. Le caporal
vint à ma rencontre, comme il aimait le faire de temps en temps car derrière
ses airs bourrus, il mettait un point d’honneur à prendre soin de ses hommes.
« Alors Dagneau cette mission ? »
« Elle est terminée. »
« Rien de plus ? »
« Peut être je ne sais pas, en tout cas tout est dans la boite. »
« Rentrez vous reposer, je vous laisse quelques jours, le travail sur
place a du être fatiguant. »
Je ne lui répondis que d’un hochement de la tête. J’avais retrouvé ma monotonie
habituelle, cette cité et mon mal de vivre. Je sortis du complexe et me rendit
à la rédaction de la ligue afin d’écrire mon article. La rédaction se trouvait
dans une ruelle calme, c’était un petit bâtiment de trois étages, ou à l’intérieur
travaillait une vingtaine de personnes. Le travail n’était pas rude, vu que la
concurrence était inexistante, nous n’avions qu’un rôle de conteur des rues.
Plusieurs personnes me saluèrent, je leur répondrais brièvement. Les locaux
avaient un certain charme avec cette décoration américaine des années 20, avec
ses bureaux en bois et ses stores vénitiens. Nous étions loin de ma rédaction
de la ligne normale, en 1975, l’année de mon accident. J’aimais cet endroit,
malgré tout, même si parfois ma mélancolie maladive revenait au galop et que
ces murs pouvaient prendre des allures de grilles de prison. J’ouvris la porte
de mon bureau, qui n’avait pas changé depuis ces cinq années au service de la
ligue. Je tirais ma chaise, alluma mon ordinateur, puis une cigarette. Je
tirais de longues lattes, en regardant dans le vide. D’habitude j’essayais d’ordonner
mes idées dans ma tête mais le rien ne venait, j’ouvris mon logiciel de
traitement de texte, posa mes mains sur le clavier mais rien ne sortit. Je restai
ainsi une bonne heure, à chercher l’inspiration. Puis comme une machine je
relatai les faits, sans y mettre de fioritures, ni de formes, cet article ne m’intéressait
pas, je ne voulais pas décrire la mort de Vatel, même si son acte était un acte
d’honneur digne des samouraïs. Puis l’article fut fini, envoyé à mon rédacteur
en chef, qui le trouva léger, mais qui l’envoya à l’impression ainsi. Et je
rentrais chez moi, dans cet appartement horriblement vide. Je me rendis dans ma
cuisine, me servit un verre d’eau, et c’est a ce moment là que le déclic se fit
dans ma tête.
Me retrouver ici, dans cette cuisine, me chamboula l’esprit je me revoyais à l’époque
de Louis XIV, ma cuisine en bois vert, rehaussés de marbre, ne m’avait autant
tapé dans l’œil.
Je saisi ma cafetière et prépara un café long et très serré je savais que le
nuit serait longue. J’allumai le lustre
de mon salon, empoigna quelques feuilles et un crayon, m’empara d’une règle, et
m’attela à une chaise, et essuya mes lunettes.
Mon idée était de réparer les quelques erreurs de mon passé, je ne devais plus
vivre dans cette nostalgie du passé, mais plutôt que de tiré un trait, je
voulais changer mon passé afin que mes souvenirs soient ceux d’une via passé
heureuse. Bien entendu le plus simple aurait été d’effacer cette accident, d’oser
ce que je n’ai pas osé, mais je ne savais pas encore très bien la ligue
surveillait ses agents ni comment l’espace temps se comporterait. Il me fallait
donc faire preuve de beaucoup de minutie et de patience. Je me versai une tasse
de café que je bus d’une traite, et je couchai sur le papier tout ces jours ou
la malchance avait sonné à ma porte, des choses importantes comme le jour ou j’ai
arrêté les presses pour un scoop minable délivré par un indic foireux, ou
encore la fois ou j’ai écrasé le chat de madame Patterson. Mais je pensais à
juste titre d’ailleurs que les petites choses avaient elles aussi leur
importance, que je ne négligeais donc point.
Mon plan prenait forme, tout était inscrit sur ces menus papiers, que je
rangeais dans une pochette à rabats noirs. Il ne me restait plus qu’a attendre
ma prochaine mission. En attendant je me documentais un peu plus sur el système
de programmation des sauts dans le temps, car la ligue n’avait pas bridé ces MC
spectre qui ne servait pas qu’au camouflage, car en cas de danger les voyageurs
pouvaient voyager dans le temps sans permission afin de réparer les erreurs. Je
me couchais tôt dans la matinée je savais que je ne serai pas déranger, et pour
la premier fois depuis longtemps je trouvai le sommeil et passa une nuit calme
et apaisé.
passé morcelé - chapitre 3 -
Chapitre
3
Nous étions le matin de la mort de Vatel, j’étais
anxieux, devoir assisté à la mort d’une personne sans pouvoir intervenir était
une épreuve sadique de la part de la ligue, un cadeau empoisonné que je n’étais
pas prêt de digérer. Afin de m’égayer un tant soit peu le cœur, je me remémore
le feu d’artifices de la veille. Puis je me rends auprès du maître de cuisine,
pour assister a l’horrible mort de ce dernier. La commande de poissons qui
devait arriver de Boulogne sur mer, n’est pas là, et Vatel dans son dernier
rôle lance à son ami Gourville « Monsieur, je ne survivrai pas à cet
affront-ci, j'ai de l'honneur et de la réputation à perdre. " On tente de le retenir mais en vain, je
passe ma MC spectre en mode camouflage et le suit dans ses appartements, ou il
s’enferme pour se transpercer de trois coups d’épées. Les suivants arrivent peu
de temps après, découvrant le corps de celui-ci. Je suis las les yeux effarés,
les mains tremblantes, cette vision me suivra jusque dans ma tombe. J’ai déjà
filmé des scènes de batailles ou les hommes tombent au champ d’honneur par
centaine, mais la mort de Vatel me touche au plus profond de moi. On ne peut
pas arrêter une guerre, mais empêcher la mort d’une personne est tout à fait
possible. Et alors que je suis là au pied du corps sans vie du chef cuisinier,
retentit les clochettes des carrosses, et les pas pressés des chevaux, venant
livrés les marchandises. A ce moment précis il n’existe pas d’exemple plus
cynique de l’ironie du destin. Vatel est mort et ma mission est alors terminé,
pourtant je décide d’assister aux funérailles de celui-ci, qui se dérouleront
dans la plus grande discrétion pour ne pas perturber les festivités. Comment peut-on
festoyer alors qu’un homme est mort pour son honneur.
Une fois l’enterrement terminé, je m’éclipsai pour rejoindre mon époque.